Mes doigts sentés l'encre, mes yeux reflettaient l'ennui.J'ai pris mon temps.Tout mon temps. A me demander pourquoi tu méprisais les gens.Puis, c'est vrai, c'est plutôt facile.Du haut de mon bic, les jambes croisées, l'air arrogant.C'était plutôt facile d'en vouloir à toutes ces fases d'hypocrites.

Mes doigts sentés l'encre, mes yeux reflettaient l'ennui.J'ai pris mon temps.Tout mon temps. A me demander pourquoi tu méprisais les gens.Puis, c'est vrai, c'est plutôt facile.Du haut de mon bic, les jambes croisées, l'air arrogant.C'était plutôt facile d'en vouloir à toutes ces fases d'hypocrites.
Je suis restée là, sur ma chaise. A flâner, à regarder.Je dois bosser.A ce qui parait ça aide pas mal pour l'avenir.C'est surement vrai d'ailleurs.Alors bossons, écrivons.
J'aurais préféré écrire, ce que je voyais, avec mes yeux de zombie du week-end mal terminé.Dire que c'était le grand chaos.D'entendre les enfants criaient, ciraient.Des cris stridents.Des cris...Alors qu'en fait ils s'amusent.S'amuser à se faire du mal.
On se le faisait souvent ça, toi et moi.Hein?Celui qui ferait le plus souffrir l'autre.De l'indifférence, de la jalousie, de l'arrogance, du mépris, de la pitié...Ça arrive parfois, faut pas s'en vouloir.C'est des choses naturelles.Ça passe, ça repasse.Je crois qu'on s'y fait.
Je pense pas que ça soit de la haine.Non, faut juste accepter.Oui, acceptons.On a le droit de faire des erreurs après tout.Non ?Même dans le jugement...
Le stylo planté entre les lignes, on se demande pourquoi on est crétin.C'est vrai, j'aurais bien aimé faire des avions de papier, et les lancer en travers de la salle...J'aurais aimé.
C'est bête de se retrouver là, d'écrire, et écrire encore.

Buvons un coup.Au fond des bouteilles on verra bien...


Image Antique Glasswares by alimuse (deviantart)

# Posté le mardi 07 octobre 2008 13:37

Modifié le dimanche 12 octobre 2008 08:15

Tu fais quoi toi dans la vie? J'écris, mais, hum...bon spécialement d'une écriture torturée.J'écris. Je fais des pages et des pages, de mots, une Babylone de phrases.Je ne sais pas si j'essaye de touchre quelqu'un.Pourquoi écrire sinon? S'effleurer, se percer...C'est fatiguant parfois d'écrire.Mais c'est un instinct.

Je me suis mise à lui courir après.Mais vraiment dans le sens du terme.Baisser la tête, courir, foncer ...Il a du bien se marrer.Au moins le repérage et fait.Grillée.
Pour l'autre aussi je suis grillée.Il a su...Et voilà, maintenant leur présence me tétanise, et je vacille.
C'est débile, parce que je le suis un peu.Bon beaucoup.
Puis, il y avait le froid aussi.Oui celui qui germe dans les poumons.Petite nature douloureuse.Insensible au reste.
Des brins d'humanité qui escortent ses pensées.Sacrifice léger, de quelques lambeaux de peau.Lorsque l'on est un peu trop serrée dans ses chaussures.Qu'on court trop vite.Et qu'on trébuche. Je m'écorche de rires.De sourires, des yeux brillants...Le clown.Mais au fond,dans les abysses ...On ne voit rien.On ressent un léger mal aise, on sourit.
On a peur de ce que l'on ne connait pas.On sait parfois, mais on détourne la tête, parce qu'on a peur de savoir voir, de vraiment voir.
C'est pour ça que je cours à toute vitesse.Que j'essaye de me retourner le moins possible.Les regrets ça sert à rien. Je les garde au fond d'un bocal, pour mes vieux jours, les derniers...
De merveilleux nuages à l'horizon, des rayons de soleil qui percent cette masse de coton, des feuilles jaunes, orangées, rouges...qui tourbillonnent.Puis ce froid, qui glace.Je garde mon sang froid, renvoie froidement ma matrice zombie, celle qui un jour de pluie surement, a fait germer l'air pathétique dans mes poumons.


Charlie Chaplin - The Kid
Tu fais quoi toi dans la vie? J'écris, mais, hum...bon spécialement d'une écriture torturée.J'écris. Je fais des pages et des pages, de mots, une Babylone de phrases.Je ne sais pas si j'essaye de touchre quelqu'un.Pourquoi écrire sinon? S'effleurer, se percer...C'est fatiguant parfois d'écrire.Mais c'est un instinct.

# Posté le samedi 11 octobre 2008 05:04

Modifié le dimanche 12 octobre 2008 08:06

M'engouffrer dans un cri.Lequel? Un cri tout simplement.Ouvrir la bouche, rejetter l'air.L'éclater enmilles fragements.Une infinité de confetis qui s'envoelent.Oui, je suis très aérienne.Mon élément c'est le vent.Je prends de l'élan, m'élance.et flotte dans une flaque. les pieds en l'air, sur mon lit, je t'imagine, je recul, je recul et m'éloigne.Mais, de loin, je peux toujours te voir.

M'engouffrer dans un cri.Lequel? Un cri tout simplement.Ouvrir la bouche, rejetter l'air.L'éclater enmilles fragements.Une infinité de confetis qui s'envoelent.Oui, je suis très aérienne.Mon élément c'est le vent.Je prends de l'élan, m'élance.et flotte dans une flaque. les pieds en l'air, sur mon lit, je t'imagine, je recul, je recul et m'éloigne.Mais, de loin, je peux toujours te voir.
Suis-je si mauvaise, pour que de ma seule présence, de ma froideur apparente, je fasse fuir?Je ne voulais pas qu'elle soit là, elle est partie.C'est mon territoire, ma tranquillité.Alors je vous exile. Inconsciemment, je te l'ai fais comprendre.Hum...pas si inconscient que ça en fait.Je ne sais pas si tu regrettes, mais je n'ai pas d'excuses.Non.Aucune.
Je m'exile aussi, en plein centre ville, une odeur de pizza dans les vêtements, l'air hagard, disant des mots de travers, faisant rires, titubant avec un sourire.Je navigue, la mer est incertaine, le temps incertain.Et j'ai besoin d'un serre-tête, contre les intempéries qui cogitent, sur les eaux pensantes...
Je bois ma camomille, doucement, pour m'endormir.Je pense à lui.Mes cheveux sont abimés. Un peu trop défoulé.On dit tomber amoureux, pourtant quand on y pense, on a plutôt une sensation de légerté, pour la plupart des mortels.
Je veux être La mortelle qui tuera Dieu.Une choupa-choups dans la bouche, les lèvres sucrées et collantes.Je veux conquérir tes yeux, partager ton c½ur, et finir dans une bouche dégout, pour me défoncer avec des feuilles de platanes.Tomber en amour.Je suis à la lettre, et me présente...seule en couverture, endormie.Une feuille de lotus givrée, qui va éclore, explosée.Symboliquement fatiguée.En attente de transfert...
Le gout des jours qu'on vit, vivre au gout des jours...Hum ouais!

Image: 1 Bee or not to bee by Dirtylittlecity

# Posté le samedi 18 octobre 2008 17:24

Modifié le dimanche 19 octobre 2008 13:24

Que se passera-t-il si je me tord de douleur?Si malgré tout, je sers mon ventre, je le tends au maximum.Je résiste, alors que je veux fléchir.Impossible.Je ne sais plus, si je peux faire machine arrière.Mais que se passe-t-il?

Que se passera-t-il si je me tord de douleur?Si malgré tout, je sers mon ventre, je le tends au maximum.Je résiste, alors que je veux fléchir.Impossible.Je ne sais plus, si je peux faire machine arrière.Mais que se passe-t-il?
Et non, il ne faut pas paniquer.Non, il ne faut pas céder.Reprendre son calme.Tout va bien, se répéter cette phrase.Pour l'instant, je n'ai pas l'air de me soucier de grand chose, mais j'agis à retardement.Le décompte est lâché.Je ne sais pas comment m'y prendre.Pourtant, j'ai l'impression que je n'ai jamais avalé autant de quantité de ma vie.Tant de nourriture m'éc½ure.Est-ce que ça sera ma façon à moi de sombrer, de me givrer du monde?Ma signature?Ma touche personnelle dans mon patrimoine génétique?
Je ne veux pourtant pas finir comme ma génitrice.Je la méprise, et cela dit c'est parce que je dois sans doute y être attacher, pour lui en vouloir autant, à la haïr, à souhaiter ses joyeuses funérailles...Je n'imaginais pas Blanche-Neige comme ça.Blanche-Neige n'est pas un zombie, elle est morte dans un cercueil de verre.Certes, temporairement.Mais morte quand même.
Je voudrais tout quitter, être indépendante.Hélas, l'âge m'oblige à me soumettre encore.A me retenir, puisque je ne peux agir selon mon bon vouloir, et m'assumer.Mais, je me détache, oui c'est une bonne solution.Le problème est irrésolu.Donc je l'abandonne.Renier.Puis, en but final, oublier et effacer définitivement.
A ne pas s'y méprendre, j'ai beaucoup de chemin à faire.C'est mieux que de se retenir, à rester froide pour qu'elle se barre, cette foutue maladie, ce virus: je te nomme mère.

Image : Cityscape By Nachan (Deviantart)

# Posté le lundi 03 novembre 2008 17:55

Le passager.

Le passager.
C'était un jour comme tous les autres.Tous semblables...ou presque.Je me tenais sur le rebord du trottoir, fumant ma cigarette.Le temps était maussade.Le soleil pointait petit à petit, et il peinait à transpercer les nuages.
La nuit avait encore été longue.Je trainais de bar en bar, dans mon long manteau aux allures de détective privée.Il est sagement conseillé de ne pas boire seul, c'est pour ça que je me dissouts dans la masse nocturne qui s'abrutit d'alool.Je suis comme eux.Seul parmi la multitude, je pars en laissant le fond de mon verre.Vous penser que je suis un alcoolique?Hélas, c'est surement l'étiquette que la société me placardera dans le dos, le jour où elle ne voudra définitivement plus de moi.
Pourtant c'est cette même société qui m'a amenée à tituber.Non, je ne suis pas chômeur, je ne suis pas divorcé et interdit de voir mes gosses.Je ne suis même pas marié.Je n'ai pas de femme.Je n'ai pas d'antécédents mentaux, ni une hérédité génétique liée à l'alcoolisme.C'est juste que je n'ai pas trouvé ma place dans cette agitation, dans cette vie d'incohérence.Je ne me suis pas retrouvé dans les modèles proposés.
Une vie en norme.Réglée.Les gens n'ont pas peur d'être pris au dépourvu dans de telles conditions.Et lorsqu'un évènement imprévu se produit, ça panique, puis au bout d'un moment, ça reprend le cours normal.«C'est des choses qui arrivent», « c'est la vie ..».Mais, lorsqu'alors surgit un incident trop violent, trop inhumain, le traumatisme est plus grand, voire irréversible.Soit on en ressort extrêmemnt perturbé, et en s'accrochant tant bien que mal à revenir à la réalité, de différentes façons, par la religion par exemple, à n'importe quoi, dans le but de survivre...tôt ou tard, on sera marginalisé.Soit on est amené à disparaitre, tout au moins, notre état de conscience, notre état d'homme...Justement, à ce sujet, j'ai lu quelque part,Primo Levi, voilà!Ca me revient : «Nous découvrons tôt ou tard dans la vie que le bonheur parfait n'existe pas, mais bien peu sont ceux qui s'arrêtent à cette considération inverse qu'il n' y a pas non plus de malheur absolu. Les raisons qui empêchent la réalisation de ces deux états limites sont du même ordre: elles tiennent à la nature même de l'homme, qui répugne à tout infini.Ce qui s'y oppose, c'est d'abord notre connaissance toujours imparfaite de l'avenir; et cela s'appelle, selon le cas, espoir ou incertitude du lendemain.C'est aussi l'assurance de la mort, qui fixe un terme à la joie comme à la souffrance.Ce sont enfin les inévitables soucis matériels, qui, s'ils viennent troubler tout bonheur durable, sont aussi de continuels dérivatifs au malheur qui nous accable, et, parce qu'ils le rendent intermittent, le rendent du même coup supportable.» Un sacré philosophe ce type-là.Ayant vécu l' Holocauste, il sait de quoi il parle...
Jetant le reste de ma cigarette dans les caniveaux humides, j'emboite mon pas sur un passage piéton.Je ne suis pas heureux, ni malheureux.Je suis un indifférent de l'existence.Je ne sais pas.Je suis celui qui ne trouve pas.Je ne m'efforce pas à me soumettre à un mode de vie, rythmé, règlementé, parmi ceux établis.Je ne fais parti d'aucune caricature sociale.Je " va et vient" au gré des éléments qui tombent au travers de ma route.L'ennui c'est que je n'ai pas de route, j'entends par là, que je n'ai pas de but prescrit.Je mène ma vie.Avec acharnement.Je suis de passage dans ce bas monde.Alors autant voir le plus de choses possibles, observer, découvrir.Je ne sais pas si il y a un sens à mon existence, si je dois accomplir une ½uvre, ou quelque chose du genre.Je passe.Je vis et j'accumule les cadeaux, les farces, les mauvais coups, les surprises qui tombent à mon passage.Ma vie n'est pas faite de lendemain, mais d'aujourd'hui.Elle n'est pas à bâtir, puisqu'elle est en perpétuelle mouvement.J'évolue, nomade dans cette société moderne.Société de consommation...

Et je me rallume une cigarette...

# Posté le lundi 10 novembre 2008 17:46

Modifié le lundi 17 novembre 2008 14:37